Les constructions en pierres sèches

Orry Petits Cortalets

Le premier geste d’un paysan qui souhaite utiliser de nouvelles terres pour la culture ou l’élevage, est d’en enlever les pierres. Rejetées en lisière des champs elles sont utilisées pour l’édification des ouvrages de pierres sèches. Cette architecture est donc aussi ancienne que l’élevage et la culture. Les mêmes techniques de construction sont utilisées sur toute la surface du globe mais les usages diffèrent selon le contexte. La pierre sèche est un patrimoine à la fois local et universel.

Pour tout savoir sur les constructions de pierres sèches, consulter les excellents sites suivants.

Cabanes en pierres sèches dans les Pyrénées-orientales : http://jeantosti.com/musee/cabanes.html

Portail de la construction en pierre sèche : http://www.pierreseche.net/

L’Architecture de pierre sèche : http://www.pierreseche.com/

 

 Les orris de Llasseres

L’ancien village pastoral de « Llasseres » se situe sur les flancs du Roc Mosquit entre 1200 et 1500 mètres.

Au fil des ans, aux abords des pâturages, les bergers ont construit des abris de pierres sèches afin de pouvoir y vivre durant les périodes d’estive.

Loin du village durant plusieurs mois, les bergers ont aménagé et cultivé des terrasses là où le site le permettait. On trouve aujourd’hui des traces de ces cultures, on peut encore rencontrer des pommiers près de l’orri d’en Ciscal.

 

Chaque type de construction a un nom et un usage particulier.

Les Feixes sont des murs qui soutenaient les parcelles parfois très étroites où les bergers cultivaient céréales et légumes.

Les Cortals pouvaient servir de bergerie ou pour stocker le fumier et le matériel. Avec un pilier central, ils étaient souvent couverts de chaume.

Les cabanes utilisées comme abris pour les bergers et les cultivateurs étaient construites en encorbellement.

Les Orris servaient à entreposer le lait, le fromage et les céréales. À Llasseres, ils étaient utilisés pour la conservation du fromage. De taille petite, ils étaient orientés vers le nord pour la fraîcheur.

 

Le clot d’en Baladre

En perdant leur utilité les ouvrages en pierres sèches se dégradent et ce sont des témoignages qui disparaissent. Les techniques de construction risquent d’être rapidement oubliées bien qu’elles répondent à des problématiques très actuelles de développement durable.

C’est ainsi que l’Orri du Clot d’en Baladre s’est effondré à ses deux extrémités. Avec le soutien du Syndicat mixte Canigó grand site et l’intervention du chantier d’insertion « El Mener »  la partie arrière a pu être restaurée. L’entrée avec son linteau de presque une tonne pose des problèmes de reconstruction et après sa mise en sécurité, la reprise des arases, elle pourrait, laissée en l’état servir d’interprétation sur ces techniques de construction.

abside de l'orri