Textes des panneaux patrimoniaux

 Mais quelle est l’origine du nom de notre village ?
Les origines antiques de l’implantation du village et de son exploitation minière ne font aucun doute.
Le bas du village est implanté sur un crassier attestant la présence d’un four ou d’une forge dès le IVe siècle avant J.-C. En 118 avant J.-C. l’annexion du grand sud et la fondation de Narbonne par les Romains amène une gigantesque vague de colonisation. Chaque colon construit une villa urbaine et implante un ou des fundus dans la région qui portent son nom. Ce sont les noms de villages en « à » accentués. Les exemples sont nombreux, dont Taurinyà. En remontant la vallée de la Llitera nous découvrons Saint Michel-de-Cuixà. Sur les hauteurs, la Tour de Corts serait elle aussi à l’origine un établissement romain et finalement le village de Taurinyà. La densité de ces fundus correspond au maillage d’une villa tous les 2 Km.
Sur les établissements romains cohabitent pratiques agricoles et petites industries. Retiré au pied de la montagne, le site aura nécessairement profité des filons de fer. Les Romains ont 3 noms : le nom de famille, le prénom et le surnom qui est le plus couramment employé. Ici nous aurions un Taurinyus qui fonde le fundus Taurinyano qui deviendra Taurinyà. On peut envisager que Taurinyus fait référence à l’origine géographique de ce colon. Il existe un peuple des montagnes les « Taurin » dans le nord de l’Italie et ce pourrait être un membre du « peuple des montagnes » qui, venu s’installer ici, donna son nom à Taurinyà il y a… 2 000 ans ?
Patrick Sorbier
Depuis, la vie à Taurinya suit son cour, essentiellement liée à l’activité minière et au pastoralisme. Les « mineurs paysans » ont laissé un patrimoine industriel (mines du Salver) ou agropastoral (hameau de Llaceres) remarquable. La commune s’étire jusqu’au sommet du Canigó. Le maintien de l’école attire une population jeune très sensible à la protection de l’environnement et au renouveau de l’activité pastorale
 Però quin és l’origen del nom del nostre vilatge ?
Els orígens antic de la implantació del vilatge i de la seva explotació minera no deixen cap dubtes.
El baix del vilatge era ubicat sobre un carraller (amàs d’escòries de ferro) atestant la presència d’un forn o d’una farga des del segle IV abans de Crist. El 118 abans de Crist l’annexió del gran sud i la fundació de Narbona pels Romans porta una onada gegantesc de colonització. Cada coló construeix una vil·la urbana i implanta un o uns fundus dins la regió. Són els noms dels vilatges en « à » accentuats. Els exemples són nombrosos, dels qual Taurinyà. Pujant el vall de la Llitera descobrim Sant Miquel de Cuixà. En les altures, la Torre de Corts seria ella també a l’origen un establiment romà i finalment el vilatge de Taurinyà. La densitat d’aquest fundus correspon al mallat d’una vil·la cada 2 Km.
Sobre els establiments romans cohabiten practiques agrícoles i petites indústries. Retirat al peu de la muntanya, el paratge haurà necessariament aprofitat dels filons de ferro. Els romans tenen tres noms, el cognom, el nom i el sobrenom que és es més correntment empleat
Aquí trobem un Taurinyus que funda el fundus Taurinyano que esdevindrà Taurinyà. Podem considerar que Taurinyus fa referència a l’origen geogràfic d’aquest coló. Existeix un poble de les muntanyes els « Taurin » al nord d’Itàlia i podria ser un membre de « poble de les muntanyes » que vingut a instal·lar-se aquí, donés el nom a Taurinyà fa… 2 000 anys ?
Patrick Sorbier
Carrer dels Baus ou carrer El Balç
Le chemin vicinal reliant Taurinya à Prades empruntait le Carrer dels Baus ou El Balç et le Carrer d’avall. C’était l’axe principal du village. On y trouvait un pressoir, un alambic, une placette qui servait à la fois d’aire de battage et de piste de sardane face au « Bistrot » que les mineurs communistes avaient eux-mêmes construit avant d’en créer un nouveau à l’actuelle salle des fêtes.
« Ma mère se rappelait qu’entre 1890 et 1900 le garde-fou dels Baus n’existait pas encore pour protéger du ravin. En face du Carrer de l’Oratori une charrette est tombée dans le ravin, avec les 2 bœufs qui la tiraient et tout un chargement de minerai. L’un des bœufs s’est relevé et s’est mis à brouter. L’autre était mort. Jacomy le patron de la mine a fait débiter la bête et distribuer les morceaux aux mineurs ». ( Jeannot Christofol)
Le Carrer dels Baus devenant difficilement accessible aux attelages miniers, on aménagea en 1869 le chemin 27, plus large, et on créa 2 ponts pour traverser la Llitera.
Jusqu’à la création de la route, les Taurinyanais vivaient en quasi autarcie. Se partageant entre le travail à la mine et le travail de la terre, ils cultivaient blé, légumes et pressaient leur raisin.
« Comme la plupart des familles, mes parents faisaient le blé et on utilisait tout ce qu’il donnait. Jusqu’en 1923, 2 moulins étaient actionnés par l’eau de la rivière. Les 2 meuniers n’allaient pas à la mine et cultivaient leur terre. A la maison, on avait un passe farine. Au début, elle était fine puis le grenage se faisait de plus en plus gros et au fond, c’est le gruau pour nourrir les cochons qui tournait. Chaque maison avait son four (on peut encore en voir 3 à Taurinya) et à tour de rôle chaque semaine faisait le pain pour 3 ou 4 familles. Comme ça, on mangeait toujours du pain frais. Ça a duré jusqu’en 1925, date à laquelle le boulanger de Ria est venu porter le pain ». Jeannot Christofol
Carrer dels Baus o carrer El Balç
El camí veïnal que uneix Taurinyà de Prada seguia el Carrer dels Baus o el Balç i el Carrer d’Avall. Era l’eix principal del vilatge. S’hi trobava la premsa, l’alàmbic, una placeta que servia alhora d’era per a la batuda i de pista de sardana davant del « bistrot» que els miners havien construït abans de crear-ne un de nou a l’actual sala de festes.
« Ma mare recordava que entre 1890 i 1900 la barana dels Baus no existia per protegir el barranc. Davant del Carrer de l’Oratori, un carruatge havia bolcat en el barranc amb dos bous que l’ arrossegaven i tota la càrrega de mineral. Un dels bous s’ha aixecat i s’ha posat a pasturar. L’altre era mort. Jacomy, l’amo de la mina ha fet tallar la bèstia i la va repartir als miners » (Jeannot Christofol)
El Carrer dels Baus esdevenia de difícil accés als carruatges miners, s’habilità el 1869 el camí 27 més ample i es creà dos ponts per passar la Llitera.
Fins a la creació de la carretera, els Taurinyanencs vivien en quasi autarquia. Es partien entre la feina a la mina i la feina de la terra, conreaven blat, verdures i premsaven el raïm.
« Com la major part de les famílies, els meus pares feien blat i utilitzaven tot el que donava. Fins el 1923, dos molins eren accionats per l’aigua del riu. Els dos moliners no anaven a la mina i conreaven llur terres. A casa teníem un sedàs per la farina. Al principi, era fina desprès el gramatge es feia de més a més gros i al fons, és sèmola per nodrir els porcs que giraven. Cada casa tenia el seu forn (se’n poden veure encara tres a Taurinyà) i a torn cada setmana es feia el pa per 3 o 4 famílies. Així, menjaven sempre pa fresc. Ha durat fins al 1925, data a la qual el forner de Rià ha vingut a portar el pa ». Jeannot Christofol
Le cortal du clot del baladre
Les mots
Le nom clot peut-être employé pour désigner de manière générale vallons cuvettes, petits clos et fossés. L’étymologie du mot baladre est descriptive, prenant le nom d’une plante qui abonde dans cette vallée : le Vératre ou Hellébore blanc. Plante très toxique, il s’agit d’une espèce caractéristique des mégaphorbiaies qui pousse sur l’ensemble de la chaîne des Pyrénées.
Une vie organisée
Présents depuis le Moyen-Age, ils se multiplient au cours de l’Époque Moderne en lien avec la croissance de l’activité pastorale sur le territoire. Le terme cortal désigne une structure complexe constituée d’un bâtiment entouré d’un espace immédiat destiné au battage des céréales et à fermer le bétail, ainsi que des terres cultivées attenantes. Il permet d’associer des cultures permanentes et des pâturages saisonniers, tout en maîtrisant l’accès aux vacants. La place importante de la production agricole dans le cortal explique l’aménagement de terrasses autour du bâtiment. Ce dernier sert de magasin provisoire de grains et d’herbe, de réserve à outils ou d’abri.
Un peu d’histoire
Plusieurs documents permettent de supposer que ce cortal a été érigé entre la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle. Il figure sur le cadastre napoléonien, sous le nom « Cortal d’en Felip », du nom de la famille propriétaire, qui possède un deuxième cortal au bord du chemin qui mène à Balaig, au lieu-dit L’Orriot. Les Felip sont une famille de notables de Taurinya du début du XVIIIe siècle, dont deux de ses membres, Emmanuel puis son fils Jean Felip, portent le titre de garde du duc de Noailles, gouverneur du Roussillon. Propriétaires de nombreuses terres à Taurinya, ils se sont aussi consacrés à l’élevage, possédant le plus important troupeau ovin du village. A mi-chemin entre les finages villageois et les pâtures du Canigó, ces deux cortals révèlent l’emprise de la famille Felip et constituent ainsi un exemple du contrôle croissant des ressources de la montagne par les élites villageoises.
El cortal del clot del baladre
Els mots
El nom de clot pot servir per a designar de manera general un vall petit, conca, clot petit i fossar. L’etimologia del mot baladre és descriptiu, pren el nom d’una planta que abunda en aquesta vall: veratre o el·lèbor blanc. Planta molt tòxica, es tracta d’una espècia característica megafòrbica que creix en el conjunt de la cadena pirinenca.
Una vida organitzada
Present des de l’edat mitjana, es multipliquen al decurs de l’època moderna en lligam amb el creixement de l’activitat pastoral sobre el territori. El terme cortal designa una estructura complexa constituïda d’un edifici envoltat per un espai immediat destinat a la batuda dels cereals i per tancar el bestiar, tan com les terres conreades contigu. Permet associar els cultius permanents i les pastures temporals, tot dominant l’accés als vacants. El lloc important de la producció agrícola en el cortal explica l’habilitació de terrasses al voltant de l’edifici. Aquest últim serveix de magatzem provisional de grans i herba, de reserva per eines o d’aixopluc.Una mica d’història
Diversos documents permeten suposar que aquest cortal fou erigit entre el final del segle XVIII i l’inici del XIX. Figura sobre el cadastre napoleònic, sota el nom de « Cortal d’en Felip », del nom de la família propietària, que posseeix un segon cortal a la vora del camí que porta a Balaig, al lloc anomenat l’Orriot. Els Felips són una família de notables de Taurinyà del principi del segle XVIII, del qual dos del seus membres, Emmanuel i desprès el seu fill Jean Felip, tenen el títol de guàrdia del duc de Noailles, governador del Rosselló. Propietaris de nombroses terres à Taurinyà, s’han també dedicat a la ramaderia, posseint el més important ramat d’ovins del vilatge. A mig camí entre els afinaments del vilatge i les pastures del Canigó aquets dos cortals revelen la influència de la família Felip i constitueixen un exemple del control creixent dels recursos de la muntanya per les èlits del vilatge.
A l’ombre du clocher le bruit de l’eau
Dans les pas de Saint ValentinDepuis le IXème siècle l’Eglise Saint Fructueux veille sur Taurinya. Sa construction mêle architecture Préromane, Romane, Gotique et XIXème siècle. Le clocher de granit bien appareillé est classé monument historique. Ses fenêtres géminées offrent un chapiteau représentant une tête de taureau peut être pour évoquer le village. L’Eglise était entourée du vieux cimetière, entretenu jusqu’en 1945.
Le mobilier de l’Eglise se compose : du retable du Maître Autel du XVIIIème, du retable de Saint Valentin construit à partir de fragments du XVIIème issus de Saint Michel de Cuixá ou de l’Eglise de Corts qui lui était consacrée et de son reliquaire. D’autres statues du XVIème complètent ce mobilier ainsi qu’une Lipsanothèque (boîte à reliques) du XIème enchâssée dans l’Autel lors de sa consécration. Photos reliquaire, lipsanothèque Bernard Loupien
Le Carrer Sant Valenti longe l’ancien presbytère et mène à l’oratoire du même nom dont la céramique a été réalisée par François Miro. Cousin de Joan Miró, exilé Catalan, il arrive au camp d’Argeles en 1939. A sa libération il achète sa maison au 18 Carrer del Baus ou il crée son atelier d’aquarelle et de peinture sur céramique. Lors du Festival, Pau Casals, son ami, répétait dans cette maison avec les plus grands solistes.Au fil de l’eau
L’eau, très présente, vient des sources du haut du village et des diverses infiltrations, en particulier des canaux d’irrigation qui courent dans nos rues. Les habitants lavaient leur linge aux lavoirs et buvaient l’eau de source qu’ils allaient chercher aux fontaines. Les épidémies de choléra étaient nombreuses. En 1898 fût mis en place le projet fontinal, mais l’eau n’est arrivée dans les maisons qu’en 1935. La fontaine de l’église vers 1950 Vall de Cuixá
A l’ombra del campanar i del brogit de l’aigua
En les passes de Sant ValentíDes del segle IX l’església Sant Fructuós vetlla sobre Taurinyà. La seva construcció barreja arquitectura preromànica , romànica i Gòtica i segle XIX. El campanar de granit ben acoblat és registrat als monuments històrics. Les seves finestres gemel·lades ofereixen un capitell representant un cap de toro potser per evocar el vilatge. L’església és envoltada pel cementeri vell, mantingut fins el 1945.
El mobiliari de l’església es compon: del retaule de l’altar major, del retaule de Sant Valentí construït a partir de fragments del segle XVII provinents de Sant Miquel de Cuixá o de l’església de Corts que l’hi era consagrada i del seu reliquiari. Altres estàtues del segle XVI completen aquest mobiliari tan com una lipsanoteca (capsa a relíquies) del segle XI inserit dins l’altar arran de la consagració
Fotos: reliquiari , lipsanoteca Bernard Loupien
El carrer de Sant Valentí que voreja l’antiga rectoria i que porta a l’oratori del mateix nom del qual la ceràmica fou realitzada per Francesc Miró, cosí d’en Joan Miró, exiliat Català, arribà al camp d’Argelers el 1939. Al seu alliberament compra una casa al 18 Carrer dels Baus on crea el seu taller d’aquarel·la i de pintura sobre ceràmica. Durant el Festival, Pau Casals, amic seu, assajava en aquesta casa amb els més grans solistes.A fil de l’aigua
L’aigua, molt present, ve de les fonts de dalt del vilatge i de les diverses infiltracions, especialment dels recs de regadiu que transcorren els nostres carrers. Els veïns feien la bugada al safareig i bevien l’aigua que anaven a cercar a les fonts. Les epidèmies de còlera eren nombroses. El 1898 s’ha instal·lat el projecte fontanal , però l’aigua va arribar a les cases el 1935.
La font de l’església cap el 1950. Vall de Cuixà.
Place de la République
Le plaisir de se retrouver pour les fêtes
Très longtemps la place de la République fut le cœur du village, avec ses commerces et ses festivités. Trois cafés avec terrasse, salle de bal étaient le point de rendez vous des habitants. Le Café Limeul faisait même parfois cinéma «  Quand j’avais 6 ou 7 ans nous étions nombreux à y aller. A ce moment là il n’y avait pas d’électricité et les machines de cinéma marchaient au carbure de Calcium, à l’acétylène. Qu’est ce que ça puait l’acétylène ! On regardait l’arroseur arrosé (rires) » . En face le Café Martrillo. Plus bas, Carrer de la Portalada, le Café Misou. « Comme il y avait du monde à Taurinya, les clients ne manquaient pas. Des hommes qui allaient jouer au Truc, parce que les femmes n’allaient pas au Café »(Jeannot Christofol). Sur la place, l’Epicerie a occupé entre autre, le local voisin de « La maison aux écailles ». De nombreux commerçants ambulants s’arrêtaient aussi régulièrement. Le Carnaval et la fête du village y rassemblaient l’ensemble de la population. Aujourd’hui l’espace Jacint Verdaguer avec son Restaurant, la Mairie, l’école et la salle des fêtes remplit ce rôle. Photos Carnaval devant le café Limeul et place un jour de fête ou fête en 1920Mais quelle est l’origine du nom de notre village ?
Les origines antiques de l’implantation du village et de son exploitation minière ne font aucun doute.
Le bas du village est implanté sur un crassier attestant la présence d’un four ou d’une forge dès le IVe siècle avant J.-C. En 118 avant J.-C. l’annexion du grand sud et la fondation de Narbonne par les Romains amène une gigantesque vague de colonisation. Chaque colon construit une villa urbaine et implante un ou des fundus dans la région qui portent son nom. Ce sont les noms de villages en « à » accentués. Les exemples sont nombreux, dont Taurinyà. En remontant la vallée de la Llitera nous découvrons Saint Michel-de-Cuixà. Sur les hauteurs, la Tour de Corts serait elle aussi à l’origine un établissement romain et finalement le village de Taurinyà. La densité de ces fundus correspond au maillage d’une villa tous les 2 Km.
Sur les établissements romains cohabitent pratiques agricoles et petites industries. Retiré au pied de la montagne, le site aura nécessairement profité des filons de fer. Les Romains ont 3 noms : le nom de famille, le prénom et le surnom qui est le plus couramment employé. Ici nous aurions un Taurinyus qui fonde le fundus Taurinyano qui deviendra Taurinyà. On peut envisager que Taurinyus fait référence à l’origine géographique de ce colon. Il existe un peuple des montagnes les « Taurin » dans le nord de l’Italie et ce pourrait être un membre du « peuple des montagnes » qui, venu s’installer ici, donna son nom à Taurinyà il y a… 2 000 ans ?
Patrick Sorbier
Depuis, la vie à Taurinya suit son cour, essentiellement liée à l’activité minière et au pastoralisme. Les « mineurs paysans » ont laissé un patrimoine industriel (mines du Salver) ou agropastoral (hameau de Llaceres) remarquable. La commune s’étire jusqu’au sommet du Canigó. Le maintien de l’école attire une population jeune très sensible à la protection de l’environnement et au renouveau de l’activité pastorale
Plaça de la República
El plaer de trobar-se per les festes
Molt de temps la plaça de la República va ser el cor del vilatge, amb els seus comerços i les seves festivitats. Tres cafès amb terrassa, sala de ball era el punt de trobada dels veïns. El Cafè Limeul fins i tot feia a vegades cinema. «  Quan tenia 6 o 7 anys érem molts a anar-hi. En aquest moments no hi havia electricitat i les màquines de cinema funcionaven al carbur de calci, a l’acetilé ! miraven l’arroseur arrosé (riures) » . Davant el Cafè Martrillo. Més a baix, Carrer de la Portalada, el Cafê Misou. « Com hi havia gent a Taurinyà, no faltava clients. Homes que anaven jugar al Truc, perquè les dones no anaven al cafè  »(Jeannot Christofol). Sobre la plaça , l’epiceria ha ocupat entre altres el local veï de « La maison aux écailles ». Nombrosos comerciants ambulants es paraven regularment. El carnaval i la festa major hi reunien el conjunt de la població. Avui l’espai Jacint Verdaguer amb el seu restaurant, l’ajuntament, l’escola i la sala de festes juga aquest paper.
Fotos: Carnaval davant el Cafè Limeul i la plaça un dia de festa el 1920Però quin és l’origen del nom del nostre vilatge ?
Els orígens antic de la implantació del vilatge i de la seva explotació minera no deixen cap dubtes.
El baix del vilatge era ubicat sobre un carraller (amàs d’escòries de ferro) atestant la presència d’un forn o d’una farga des del segle IV abans de Crist. El 118 abans de Crist l’annexió del gran sud i la fundació de Narbona pels Romans porta una onada gegantesc de colonització. Cada coló construeix una vil·la urbana i implanta un o uns fundus dins la regió. Són els noms dels vilatges en « à » accentuats. Els exemples són nombrosos, dels qual Taurinyà. Pujant el vall de la Llitera descobrim Sant Miquel de Cuixà. En les altures, la Torre de Corts seria ella també a l’origen un establiment romà i finalment el vilatge de Taurinyà. La densitat d’aquest fundus correspon al mallat d’una vil·la cada 2 Km.
Sobre els establiments romans cohabiten practiques agrícoles i petites indústries. Retirat al peu de la muntanya, el paratge haurà necessariament aprofitat dels filons de ferro. Els romans tenen tres noms, el cognom, el nom i el sobrenom que és es més correntment empleat
Aquí trobem un Taurinyus que funda el fundus Taurinyano que esdevindrà Taurinyà. Podem considerar que Taurinyus fa referència a l’origen geogràfic d’aquest coló. Existeix un poble de les muntanyes els « Taurin » al nord d’Itàlia i podria ser un membre de « poble de les muntanyes » que vingut a instal·lar-se aquí, donés el nom a Taurinyà fa… 2 000 anys ?
Patrick Sorbier
Des d’aleshores, la vida a Taurinyà segueix el seu curs, essencialment lligada a l’activitat minera i al pastoralisme. Els « miners pagesos » han deixat un patrimoni industrial (mines del Salver) o agropastoral (llogaret de Llasseres) destacable. El terme del municipi s’estén fins al cim del Canigó. El manteniment de l’escola atrau una població sensible al medi ambient i a la revifalla de l’activitat pastoral.